PATRIMOINE

LA CHAPELLE SAINT ROCH

Tout près de la Collégiale s’élève une autre édifice religieux, la chapelle Saint Roch qui a vraisemblablement remplacé celle de Saint Sever, un bourg d’Ibos qui comptait 30 maisons en 1429.
Saint Sever était un prêtre du Ve siècle, alors que le culte de Saint Roch s’est surtout développé en Bigorre lors d’épidémies de peste du XVIIe siècle.
Cette chapelle est coiffée d’un clocheton à courbe et contrecourbe caractéristique de l’art baroque. Deux pilastres encadrent la porte et les barreaux de section carrée de la façade sont disposés en losange, ce qui favorise les jeux d’ombre et de lumière à l’intérieur.
La chapelle Saint Roch fut transmise à la fin du XVIIIe siècle à un cultivateur, Dupuy-Morlanne, qui la légua ensuite à la commune en 1819.
En 1822, la mairie la fit restaurer et réalisa d’important travaux intérieurs en 1847. Dans les années 1980, la toiture fut refaite et, à l’instiguation de Denis Pécassou, aidé d’un groupe de bénévoles, tout l’intérieur fut orné de fresques murales. Ces fresques évoquent des scènes de la vie rurale en liaison avec la religion, par exemple « les rogations » : le prêtre, en procession avec les fidèles, bénissait les champs en faisant halte devant les croix du village. On y voit également la bénédiction des troupeaux du village qui se pratiquait une fois par an.

Les murs en galets

Les murs en galets sont très nombreux dans le village. En effet, les galets, abondants dans l’Adour, intéressants pour leur grande dureté, se sont imposés comme une évidence dans la construction des maisons selon une technique locale spécifique qui joue sur leur forme, leur calibre et leur couleur. Les fondations sont montés en utilisant les galets comme moellons à un niveau légèrement inférieur au sol. Hourdés au mortier de chaux hydraulique, les murs sont bâtis sur 40 à 60 cm d’épaisseur par assises successives. Les galets sont posés de façon à éviter l’alignement vertical des joints, source possible de fissuration. Une composition décorative est recherchée en utilisant la forme et le calibre des galets.

LA HALLE

LA MAIRIE

La Mairie a remplacé les abattoirs en 1878. C’est une belle construction de style classique. Sa façade est rythmée par des pilastres et des chaînage d’angle en pierre de taille d’Arudy. En 2008, elle a fait l’objet d’un agrandissement qui a permis de relier la salle « de la bascule » à côté et de créer une bibliothèque.
A côté de la mairie, un angle de l’ancienne place du marché conserve une halle. Détruite vers 1500, rebâtie en 1750 en galets ronds, ardoise et chêne, elle fut restaurée en 1896 puis en 2012.

Selon plusieurs hypothèses, il existait une halle en bois très grande, qui se situait sur la place de Verdun, entre la mairie et la Collégiale et sous laquelle se déroulaient marchés et foires, parmi les plus importants de la région. Cette construction aurait été détruite par les incendies des guerres de religion qui ont dévasté Ibos au XVIIème siècle. Guillaume Mauran écrivait dans un de ses ouvrages (« Sommaire description de Païs de Bigorre » 1609) : « La ville d’Ibos a perdu tous les ornements qui décorent une ville n’ayant plus aucune foire, ni marché, ni fossé, ni murailles, hormis le nom de la ville qui lui est resté »

La halle actuelle serait l’héritière de cette bâtisse disparue. Même si on ne dispose pas de date précise de la construction de la halle que nous connaissons, on en trouve trace sur un plan cadastral de 1810. Elle a été probablement construite au XVIIème siècle.

Elle était destinée à accueillir les marchés hebdomadaires qui peu à peu ont décliné. C’est alors que, par la suite, la halle servit aussi d’abri pour les chars de foin pendant les intempéries. (Source Guy Cassagnet, historien)

 

L’OPPIDUM
LE TUMULUS

Le premier village d’Ibos était situé sur l’oppidum (qui par définition est un lieu fortifié établi sur une hauteur). Puis, à l’époque romaine, les gens sont descendus dans la plaine.
On parle de « castera » qui signifie lieu fortifié. Il y avait des fortifications avec des abrupts et des palissades. Un fossé circulaire entoure la motte castrale, éminence de terre artificielle car réalisée en prenant la terre des fossés.

Grâce à la découverte d’amphores, l’oppidum peut être daté du Ier ou IIème siècle. Il est très probable qu’il y ait eu une fabrique d’amphores dans la vallée de l’Adour, ce qui est très rare en dehors des grandes villes telles par exemple Bordeaux ou Toulouse.

 

Lors de la construction de l’autoroute, en 1979, un tumulus abritant 59 sépultures a été mis au jour. Les fouilles réalisées sur deux ans ont permis de trouver une multitude d’objets conservés et restaurés par le Musée d’Aquitaine de Bordeaux, dans le département de la préhistoire et de la protohistoire. Ils datent du premier âge du fer (450 avant JC). Des urnes funéraires, des poteries, des fibules et des armes…

Pour en savoir plus, consultez l’histoire d’Ibos

LES CROIX

La croix hosannière

Sur la place du village, près du Monument aux Morts, dans l’axe de l’autel de la Collégiale, se trouve la croix hosannière. Par les divers symboles figurant sur cette croix, c’est l’histoire de la crucifixion de Jésus qui nous est relatée. Cette croix a été restaurée en 2008.

On y retrouve :

  • Les trois clous de la crucifixion.
  • Un calice portant le monogramme « IHS » (Iseus Hominum Salvator = Jésus sauveur des hommes).
  • Un marteau et une tenaille : marteau de la crucifixion, pince de la descente de la croix.
  • L’aiguière contenant de l’eau avec laquelle Ponce Pilate se lava les mains.
  • La main du garde du grand prêtre qui gifla Jésus.
  • Le glaive avec lequel Pierre trancha l’oreille du serviteur du grand prêtre ; la lance ayant transpercé le flanc de Jésus pour s’assurer de sa mort ; la branche d’hysope portant, fixée à son extrémité, l’éponge de vinaigre destinée à humecter les lèvres du crucifié.
  • La couronne d’épines entourant un coeur enflammé, symbole de l’amour du Christ mort pour sauver les hommes.
  • Le soleil rappelle que le soleil s’est voilé à l’instant même de la mort de Jésus. Il évoque également le triomphe du Christ par sa résurrection. La lune pour l’éclipse qui s’en suivit.
  • L’échelle pour descendre le corps du supplicié.
  • Une bourse contenant trente pièces d’argent remise à Judas (prix de sa trahison).
  • La corde avec laquelle Judas s’est pendu.
  • Le voile de Véronique portant l’empreinte du visage du Christ.
  • La tunique de Jésus. Les dés avec lesquels les soldats romains la tirèrent au sort.
  • Le coq, symbole du reniement de Pierre.
  • Le fouet servant à la flagellation du Christ
1 – La croix du Pradet

Sur la place dite du Pradet en allant vers le sud en direction d’Azereix, place célèbre avant la guerre de 1914 pour les démonstrations de l’élevage de chevaux de la maison Sansoulet, se trouve la croix du Pradet.

2 – La croix du Bélot ou de Boussan

Sur la petite patte d’oie de la rue du Mardaing et de la rue de l’Industrie en allant vers l’ouest du village, se trouve la croix de Belot ou de Boussan (nom des maisons proches). Cette croix fut mise en place en 1895 avec un piédestal en pierre de taille et une croix en fer. C’est en son milieu que passe le méridien de Greenwich.

3 -La croix de Monjohe

Sur le chemin vieux d’Ibos en allant vers l’est en direction de Tarbes, se trouve la croix de la Monjohe. Elle est placée à l’angle du chemin qui reliait autrefois Maubourguet à Lourdes.

4 – La croix de la Sablère

La croix de la Sablère a été construite en 1835 sur la route Royale. Lors des travaux pour installer le passage souterrain qui va d’Ibos à Bordères, elle a été déplacée et installée sur la gauche de la route.

 

5 – La croix de Mazère

La croix de Mazere initialement placée sur le terrain appartenant à Mazere à l’angle de la route de Pau, est aujourd’hui sur la rue du Bois du Commandeur. Elle a été reconstruite en 1864 en pierre de taille et croix en fer, celle en bois étant tombée.

6 – La croix de Marqua

La croix de Marqua dans la plaine face aux Pyrénées, porte le nom du propriétaire du terrain qui avait participé au paiement de la croix et sur lequel elle est en place au quartier de la Sendique.

7 – La croix d’Azereix

La croix d’Azereix est aujourd’hui située sur la route Ibos-Azereix dans le bosquet à gauche après le pont de l’autoroute. A l’origine, elle était placée de l’autre côté de la route, sur le coin du champ de Ansoulet et elle a été déplacée lors de la construction de l’autoroute.